- écraser l'ardillon d'un hameçon pour sèche N° 12 long ( p.e. kamasan B401)
- fixer l'hameçon à l'étau et faire une sous couche de fil de montage noir 8/0 de l'oeillet vers la courbure. S'arrêter un peu avant la courbure.
- fixer un morceau de chenille noire moyenne de 5-6 cms.
- ramener le fil de montage d'environ les 2/3 de la hampe vers l'oeillet.
- enrouler serrée la chenille noire en 1 couche vers l'oeillet et la bloquer là où l'on avait laissé le fil de montage.
- fixer au même niveau: sur le dessus pour figurer les ailes 2 petites pointes de hackles blancs-gris, légèrement écartées ou pas, pointe vers la courbure (longueur environ de la taille de l'abdomen que l'on vient de former); sur chaque côté vers le bas et par la pointe, 2 à 3 fibres longues de hackle noir tournées vers la courbure et dépassant légèrement celle-çi de 1 à 2 mms pour figurer les longues pattes arrières de bibio.
- couper le surplus des hackles blancs et des fibres de hackle noir qui dépassent vers l'oeillet.
- enrouler la chenille vers l'oeillet en 2 couches pour former un thorax rebondi de la forme d'une boule (et donc 1,5 fois à 2 fois épais comme l'abdomen)
- fixer la chenille 2 mms avant l'oeillet et couper l'excédent
- fixer içi un hackle noir aux fibres moyennes et faire une collerette grossière par 2 à 3 tours de hackles.
- fixer le hackle, et en couper l'excédent.
- avec les doigts de la main gauche ( pour un droitier), saisir toutes les fibres de la colerette, les aplatir côté courbure, les maintenir dans cette position; avec le fil de montage grâce à la main droite , revenir vers la courbure en enroulant sur les fibres du hackle couchées sur 1 à 2 mms.
- Former une assez grosse tête en fil de montage; faire le noeud d'arrêt; couper le fil de montage et vernir la tête.
Cette mouche s'utilise lors des retombées de bibio marci (mi-avril à mi-mai) et rend alors les truites trés sélectives: si vous ne l'avez pas dans la boîte: dur, dur! ( encore qu'une imitation de coléoptère noir effilé en foam et dubbing sur du 12 ou 14 fasse pratiquement aussi bien l'affaire comme je m'en suis déjà rendu compte plusieurs fois; si vous n'avez que des coléoptères bien dodus, un truc: cercler assez fort et de manière serrée le foam avec un bout de fil de pêche en 12 ou 14/100ème pour former un abdommen plus grêle que le thorax ). L'intérêt de la mouche en chenille, c'est que la chenille s'imbibe d'eau et maintient la mouche exactement comme un vrai bibio englué dans la pellicule, trés pêchant. Le désavantage qui en découle naturellement, c'est qu'aprés quelques lancers (sauf à beaucoup graisser collerette et dessus de la chenille, et encore...), la mouche coule: il faut alors la sécher ou la remplacer par une de ses soeurs!